Souillac

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Le site favorable, réunissant une route de terre (chemin de Paris à Toulouse), deux voies d'eau (Dordogne et Borrèze) et un passage à gué sur la Dordogne, fut choisi par les moines bénédictins de Saint-Pierre d'Aurillac pour y établir un prieuré au Xe siècle. Deux siècles plus tard, une vaste abbaye romane s'élève, entourée d'une enceinte. Puis, le bourg monastique se développe autour de trois voies principales.

 Il est fermé par une enceinte, percée de cinq portes, et accède rapidement au rang de ville. En 1253, le doyen de l'abbaye accorde une charte de coutumes sous la pression d'une puissante bourgeoisie marchande qui contrôle le trafic fluvial entre le haut pays et la côte atlantique. Souillac est occupé par les anglais pendant la guerre de cent ans puis devient la cible des protestants au moment des guerres de Religion.

Le monastère est alors totalement ruiné, le clocher de l'église paroissiale éventré. Au XVIIe siècle, les moines bénédictins de Saint-Maur relèvent l'église abbatiale et les bâtiments de leurs ruines. La ville prend son aspect moderne à la fin du XVIIIe siècle avec la démolition de l'enceinte et l'ouverture de la route royale. Sur la Dordogne, à la descente, les gabariers venus d'Argentat font halte à Souillac, au port de Larroumet, avec leur cargaison de merrain (coeur de chêne) pour la tonnellerie et de carassonne (échalas de châtaignier) pour la viticulture.

A la remonte, ils déchargent, le sel marin, le poisson séché, les épices et le vin, au port des Cuisines. L'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle, puis la construction au début du XXe siècle du pont routier par Louis Vicat continuent à favoriser le négoce, condamnant ainsi le trafic fluvial.

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